Voyage en lousiane

Nous voilà arrivés à Bâton rouge. Cette capitale de la Louisiane, état qui doit son nom au roi Soleil, est grand comme un quart de la France. Avec notre chauffeur Eysi et notre charmante guide Christine, nous partons visiter le Capitol. Nous montons jusqu’au 34ème étage, (135 m), pour découvrir la ville de Bâton Rouge, d’où nous avons une superbe vue sur le Mississippi, fleuve aux mille et une histoires, fleuve tout à la fois nourricier, pervers, et bien souvent mortel lors de ses crues.

Les trois jours suivants, sont consacrés à la visite des plus belles plantations de coton, celle de Nottoway, Greewood, et Stanton. les superbes maisons que nous y visitons évoquent celle du célèbre film « autant en emporte le vent », le tout dans un cadre féerique, où alternent de splendides jardins, des collines aux pentes douces, des lacs, entourées de chênes verts. L’architecture est ellemême élégante grâce aux doubles escaliers, aux colonnes blanches, le tout rehaussé par des massifs multicolores d’azalées en fleurs. Cette escapade nous a permis de découvrir la vie rurale des colons du siècle dernier. Cet avec plaisir que les boulangers de notre groupe ont dégusté le gâteau de mardi gras offert par notre chauffeur. Puis nous poursuivons vers Francisville, petite bourgade tout en longueur, ravissante, où nous retrouvons nos massifs d’azalées, égayant les jolis balcons des demeures alentour.

Nous voilà à Natchez, ville mythique, ville de milliardaires, dans laquelle les villas sont plus belles les unes que les autres. Nous y visitons une plantation de coton toujours en activité. Un petit musée nous permet de découvrir la première machine à nettoyer le coton, laquelle fut inventée ici. C’est grâce à cette invention que le travail du coton devint alors rentable. Nous découvrons également, dans les annexes de la propriété, la dureté du travail des esclaves, leurs cases, et leur vie souvent pitoyable.

Le lendemain nous filons vers la ville de LAFAYETTE, à qui l’Amérique doit beaucoup. La région est plate et verte, avec par-ci par-là des maisons blanches, entourées de barrières. Faisant suite à cette monotonie, une succession de byoux nous offre une belle bouffée d’exotisme. Le jour suivant, nous entrons à Vermillon, situé en pays Cajun. Nous y visitons sa cathédrale et son cimetière. C’est non loin de là que nous voyons notre premier alligator. Ce soir-là nous avons dansé, avec les autochtones, dans le restaurant baptisé « fais dodo ».

Le lendemain nous embarquons, pour le bassin Atchafalaya, le plus grand bayou de la Louisiane, célèbre pour sa concentration d’alligators.

Étape suivante, Martinsville : cette ville, surnommée le petit Paris, fut fondée par des Français en 1730. elle doit son nom à son église catholique, consacrée à St Martin de Tour. C’est l’une des plus anciennes de la Louisiane. C’est là que notre guide nous raconte, avec beaucoup de passion l’histoire émouvante d’ Evangeline et de son bel amoureux, ( les Roméo et Juliette de l’époque) Plus avant dans la semaine nous découvrons l’usine de Tabasco, et son magnifique jardin. la promenade a été magnifique. L’eau du lac est recouverte d’une pellicule verte aux multiples dégradés : l’endroit est merveilleux, mais toutefois inquiétant, étant donné la faune qui s’y cache. Ce soir-là nous dormons chez l’habitant. Le dîner nous y est offert avec beaucoup de gentillesse. Après avoir conversé longuement avec nos hôtes, tous fiers d’être de leur origine Française, nous regagnons nos chambres.

Le lendemain nous quittons ces nouveaux amis, pour certains d’entre nous ce fut un moment d’intense émotion « lâchez pas la patate » sera le mot d’adieu d’Audrey, l’animatrice du groupe. Le même jour, accompagnés d’un chasseur accrédité, nous partons pour observer des alligators. Nous en voyons de nombreux, mais essentiellement des petits. Notre guide nous montrera quelques animaux qu’il a capturé : un alligator adulte, un boa de sept mètres, et plusieurs tortues, autant d’animaux qui pullulent dans les bayous.

Le lendemain nous sommes en territoire créole, dans la plantation de coton Laura, laquelle recèle tous les récits où s’entremêlent le souvenir de l’opulence de certains blancs, la misère des gens de couleur, et les souvenirs de leurs amours croisés. Notre séjour tire à sa fin Il nous reste à découvrir la Nouvelle Orléans, qui cultive une chaleureuse nonchalance. Elle a gardé son penchant pour les plaisirs en tout genre, musique, alcool, art divers, amours interdits et joie de vivre. Nous restons émerveillés devant certaines maisons vieilles de 250 ans. Elles dégagent un certain charme avec leurs balcons en fer forgé, leur toit de tuiles, et leur mur en briques d’adobe. Dans le quartier français, nous cheminons à travers de petites rues étroites aux trottoirs défoncés, où se côtoient danseurs de rue et laveurs de carreaux. Un peu partout des musiciens s’époumonent prêtant à la ville un air de fête joyeux. En quittant le parc Armstrong, nous croisons le « tramway nommé désir », et finissons la soirée au restaurant « Top Gun ». Le dernier jour, nous naviguons sur le Mississippi, à bord du Natchez, le dernier bateau à aubes et à vapeur. Nous finissons la journée dans un restaurant typique au son d’un orchestre de jazz.

Nous avons passé un séjour magnifique, surprenant, animé tout au long par le gentil babillage de notre charmante guide Christine.

Merci Léon, de nous faire découvrir, de si belle façon notre jolie terre.

Margot KANDEL.

Quelques photos de beau voyage :